Aide carburant : 100 € de plus en octobre, mais le guichet ferme le 30 septembre
La rédaction Point Essence · 23 septembre 2026 · 4 min de lecture

Photo d'illustration
Station-service de grande surface, souvent parmi les moins chères (photo d'illustration).
Photo : Emilius123 ·Wikimedia Commons ·CC BY-SA 4.0
1,5 million de demandes sur 5,5 millions d'ayants droit, et un guichet qui ferme le 30 septembre. Qui peut encore toucher l'aide carburant de 100 €.
L’aide carburant de 100 € est reconduite pour le dernier trimestre 2026, avec des conditions de revenus élargies qui la rendent accessible à 5,5 millions de personnes. Problème : au 22 septembre, seules 1,5 million de demandes avaient été déposées, et le guichet ferme le 30 septembre.
Une semaine pour déposer un dossier
La demande se fait sur impots.gouv.fr, avec deux informations seulement : le numéro fiscal et l’immatriculation du véhicule. Comptez quelques minutes. Une seule demande est acceptée par personne et par véhicule.
Passé le 30 septembre, le dépôt n’est plus possible. Avec quatre millions d’ayants droit potentiels qui n’ont encore rien déposé, l’écart entre le dispositif et son utilisation réelle reste considérable.
Qui peut y prétendre
Le dispositif combine un critère de revenus et un critère de kilomètres.
Côté revenus, le seuil initial portait sur un revenu fiscal de référence 2024 n’excédant pas 16 880 € par part. Les critères élargis du dernier trimestre raisonnent en revenus mensuels du foyer :
- personne seule : jusqu’à 2 050 €
- couple : jusqu’à 4 070 €
- couple avec deux enfants : jusqu’à 6 100 €
Côté trajets, il faut parcourir au moins 15 km entre le domicile et le travail, soit 30 km aller-retour, ou dépasser 8 000 km par an. C’est la condition qui vise les actifs périurbains et ruraux, ceux qui n’ont pas d’alternative à la voiture. Dans les bassins d’emploi de Chartres, d’Agen ou du Mans, les distances domicile-travail franchissent couramment ce seuil.
Le véhicule doit être assuré et fonctionner à l’essence, au gazole ou en hybride non rechargeable. Les véhicules électriques et les véhicules de société sont exclus.
100 € versés, 100 € qui suivent
Les bénéficiaires de la première tranche, celle d’avril à septembre, touchent 100 € supplémentaires versés automatiquement sur la période d’octobre à décembre. Aucune démarche à refaire pour eux. Le total atteint donc 200 € sur l’année pour ceux qui étaient déjà dans le dispositif.
Rapporté au budget carburant réel, l’ordre de grandeur reste modeste. Avec un gazole autour de 2,42 € le litre, 200 € représentent environ 80 litres, soit un peu plus d’un plein et demi.
Les aides qui ne passent pas par ce guichet
D’autres dispositifs courent jusqu’au 31 décembre 2026, sans lien avec la demande sur impots.gouv.fr :
- agriculteurs : remboursement de 15 centimes par litre de gazole non routier
- entreprises du BTP : 20 centimes par litre
- pêcheurs : prise en charge de 70 % de la hausse tarifaire
- infirmiers libéraux : 80 € supplémentaires, avec 25 000 professionnels traités en priorité
- aides à domicile : accès facilité dès 30 km parcourus quotidiennement
À cela s’ajoute la prime carburant facultative de l’employeur, dont le plafond exonéré est porté à titre exceptionnel à 1 000 € par an. Le chèque énergie, lui, est avancé à janvier 2027, pour un montant de 48 à 277 € versé à 5,8 millions de ménages.
Une aide se demande une fois par trimestre. Le prix du litre, lui, se compare à chaque plein, et l’écart entre deux stations voisines dépasse souvent 15 centimes.
Ouvrez la carte interactive de Point Essence pour repérer les stations les moins chères autour de chez vous avant votre prochain passage à la pompe.