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Aide carburant : le guichet ferme le 30 septembre, un second ouvre le 1er octobre

La rédaction Point Essence · 26 septembre 2026 · 4 min de lecture

Une main pose un billet de 50 euros près d'une calculatrice, d'un ordinateur portable et de documents administratifs

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Calcul d'un budget sur pièces administratives (photo d'illustration).

Photo : Jakub Zerdzicki / Pexels · Licence Pexels

Rater l'échéance du 30 septembre ne fait pas perdre les 100 €. Une seconde plateforme ouvre le lendemain, avec des critères de revenus élargis.

Le guichet de l’aide aux grands rouleurs ferme le 30 septembre. Beaucoup en ont conclu qu’il fallait se précipiter ou renoncer. C’est inexact : une seconde plateforme ouvre dès le 1er octobre, avec des conditions de revenus plus larges, et reste accessible jusqu’au 31 décembre.

Deux guichets, deux périodes, 100 € chacun

Le dispositif se déroule en deux temps, pour un total de 200 € sur l’année.

Aide n° 1 Aide n° 2
Période couverte avril à septembre octobre à décembre
Montant 100 € 100 €
Dépôt jusqu’au 30 septembre du 1er octobre au 31 décembre

Le gouvernement raisonne en centimes par litre : 20 centimes sur la première période, 40 centimes sur la seconde, plus courte. Dans les deux cas, le calcul revient à un volume de référence d’environ 83 litres par mois.

Qui doit faire quoi

Trois situations, trois réponses différentes.

  • Vous avez déjà touché l’aide n° 1. Rien à faire. Les 100 € supplémentaires sont versés automatiquement.
  • Vous êtes éligible et n’avez rien déposé. Déposez avant le 30 septembre sur impots.gouv.fr pour toucher les deux tranches.
  • Vous n’entriez pas dans les critères initiaux. Les critères élargis peuvent vous ouvrir droit à l’aide n° 2. Rendez-vous sur la nouvelle plateforme à partir du 1er octobre.

Le versement intervient sur le compte bancaire environ dix jours après la validation du dossier, d’après service-public.gouv.fr.

Les critères élargis

Le seuil initial portait sur un revenu fiscal de référence 2024 inférieur ou égal à 16 880 € par part. La seconde tranche raisonne en revenus mensuels du foyer : jusqu’à 2 050 € pour une personne seule, 4 070 € pour un couple, 6 100 € pour un couple avec deux enfants.

La condition de trajet ne change pas : au moins 15 km entre le domicile et le travail, soit 30 km aller-retour, ou 8 000 km par an à titre professionnel. Le véhicule doit être thermique ou hybride non rechargeable, les électriques restent exclus.

Deux professions bénéficient d’un régime à part. Les infirmiers libéraux parcourant en moyenne plus de 100 km par jour touchent 80 € supplémentaires, sans condition de revenus. Les aides à domicile accèdent au dispositif dès 30 km quotidiens.

Quatre millions de personnes n’ont rien demandé

L’élargissement fait passer le nombre d’ayants droit de 3 à 5,5 millions. Or 1,5 million de demandes seulement avaient été déposées. L’écart reste considérable, et il se concentre là où l’on roule le plus : dans les bassins d’emploi étendus de Périgueux, de Montluçon ou de Brive-la-Gaillarde, le seuil des 15 km est franchi par une large part des actifs.

L’enveloppe totale annoncée par le gouvernement atteint 450 millions d’euros. Rapportés au budget réel d’un automobiliste, les 200 € représentent environ 80 litres de gazole, soit un peu plus d’un plein et demi.

L’aide se demande deux fois dans l’année. Le prix du litre, lui, se compare à chaque plein : consultez la carte interactive de Point Essence pour repérer les stations les moins chères autour de chez vous.